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Gomidas vartabed

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Soghomon Soghomonian Gomidas vartabed

Սողոմոն Սողոմոնեան Կոմիտաս Վարդապետ


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Extrait du discours de Komitas Soghomon  Soghomonian (1869-1935) au congrès de la Société Internationale de musique –1914-

« la musique arménienne est toute force ,toute vitalité ,elle nourrit en son sein la philosophie même ,le génie même du peuple ;car la musique est le miroir le plus limpide, le plus authentique et le plus vivant de toutes les expressions du peuple ;vivant autant que le peuple est vivant fort autant que le peuple qui lui a donné naissance est fort »

HOMMAGE A GOMIDAS VARTABED

Tant de choses inachevées,
 De merveilles dévastées.
Et sous les coups de tes bourreaux,
Le divin, et  la grâce assassinés.
 
Tu ne pouvais pas, dire.
Ni, non plus raconter,
Devant l’indescriptible,
La raison a succombée.
L’indicible, a subsisté.

Silence, douleur.
Pudeur inconsolée.
Dix fois, vingt fois je me suis arrêtée
Au récit depuis longtemps commencé,
De ton calvaire pour Changr*
Nul, ne pourrait  reprendre souffle !
 Chaque pas, te brise.
A chaque pas, supplicié.
                                              
Sur le  chemin qui mène à mon église
 Ce matin, je me presse, je  hâte mon pas,
Je chante Myan Sourp, Myan Der
Sourp Sourp Sourp
Et Der Voghormia
Je pense à toute ton œuvre
Emouvante, vivante,sublime,
Tout le fruit de  ton travail acharné.

Me voici enfin arrivée !
La porte est déjà ouverte,
Et l ’Autel, est allumé.
Je ne veux pas te déranger
Je ne veux pas faire de bruit
Père, je sais que tu es endormi.

* Changr: ville au sud de la Turquie où Gomidas vartabed a été déporté.

***

Dans ton âme, la présence divine
Toi qui ne connaissais que le beau, le tendre
Le meilleur de nous.
Ta musique, une grâce, un enchantement.
Tu pleuras longtemps
En songeant que le monde entier
Ignorait l’abomination dont notre peuple
Fût la victime.
Et dans tes yeux assombris qui ont vu
L’immonde,
Quelque chose s’en est allé.

Tu revins de la mort
Rompu, broyé,
O Père, Père de si haut où tu demeures
Il faut que tu entendes nos voix !
Chanter ta musique sublime.
Chanter à nous rompre le cœur,
Chanter à gorge déployée,
Chanter les yeux fermés doucement
Calmes expressifs et sans port de voix
En pleurant,
Nous voici, tous agenouillés,
Père écoutes nous toujours chanter,
La messe divine que tu nous a laisée.
Je bénirai le Seigneur à toute heure
A toute heure sa louange sans cesse dans ma bouche
Je chanterai ta musique à toute heure
A toute heure ta musique sans cesse dans mon âme.

 

Alice

 

La chorale du R P Gomidas

 

 

 

 

 

 

 

Այսքան չարիք թէ մոռանան մեր որդիք, թող ողջ աշխարհ կարդայ հայուն նախատինք
Armenagan 2004 Հրայր