Accueil


Ecrittératures

Denis Donikian.com


DENIS DONIKIAN
Né le 19 mai 1942 à Vienne dans l’Isère, est un écrivain et plasticien d’origine arménienne et d’expression française. Ses thèmes de prédilection (républiques soviétique et actuelle d’Arménie, diaspora, génocide, dialogue arméno-turc), font de lui un écrivain de la diaspora arménienne de France. Mais chez lui, le domaine arménien est conçu comme le champ d’observation d’une humanité qui se construit. Il s’est exprimé dans plusieurs genres littéraires (poésie, essai, théâtre, roman, nouvelle, aphorisme), mais aussi comme peintre et sculpteur, certains livres métissant plusieurs formes d’expression
Un petit coup de gueule, parfois c'est utile, ne serait ce que pour soi.

Ce que vous n’arrivez pas à avaler, c’est votre disparition. Tout à coup, vous vous rendez compte qu’autour de vous une sorte de complot s’est mis en place pour que vous n’existiez plus. Un complot ourdi en sourdine de la part de votre propre communauté. Vous, vivant encore, voilà que vous assistez à votre effacement tout aussi symbolique qu’objectivement réalisé. On aura fait ainsi disparaître votre nom comme si votre corps avait déjà pris les devants. Alors que vous êtes encore de ce monde, que vous criez haut et fort que vous êtes bien là, on vous aura mis en bière, jeté aux oubliettes, voué aux gémonies. De fait, vous existez mais on s’acharne à tuer votre existence même par petites touches assassines. En tant que Denis Donikian, producteur de livres sur l’Arménie, on me veut mort. Et je vais vous le prouver.

D’abord, la chose est venue comme la fine lame d’une ironie douce-amère. Au détour d’un article, voilà qu’on parle de vous en appliquant le sobriquet de « mouche du coche ». Pas méchant, me direz-vous. Et pourtant, traiter quelqu’un de mouche du coche, c’est lui signifier qu’il s’agite beaucoup en croyant changer les choses alors qu’il n’y est pour rien. Longtemps on aura tenu pour des pets de none les diatribes de Denis Donikian contre les régimes Kotcharian et Sarkissian qui sévissaient en Arménie. Mais voilà que la révolution de velours lui aura finalement donné raison. La mouche du coche n’était donc pas du côté des intellectuels parleurs de paroles, du genre de celui qui lui aura décoché cette petite merde. Ses paroles à lui étaient des actes et ses actes se sont ajoutés aux actes des marcheurs de la révolution au point de renverser les régimes honnis de la falsification démocratique.

Après cette petite touche ironique est venu le coup d’éponge. Vous publiez deux livres : L’Arménie à cœur et à cri et Vidures, un roman en questions. Alors qu’on tient salon littéraire autour des parutions arméniennes, on saute sur vos livres à pieds joints. On ne va pas parler de la mouche du coche pour si peu. Donc, l’intellectuel parleur de paroles qui tient salon autour des parutions arméniennes vous met à la trappe. Vous n’existez plus. Vous êtes mis en bière, jeté aux oubliettes, voué aux gémonies. Et personne pour protester. Personne pour dire : «  Mais attendez ! Deux livres viennent de paraître qui méritent qu’on en parle, non ? Où sont-ils ? Que fait votre salon ? Est-ce qu’on y coupe les cheveux en quatre ou est-ce qu’on y coupe les têtes qui dépassent ? » Personne pour s’indigner. Or le manque d’indignation est le début d’une atrophie mentale, d’une paralysie morale, d’une pathologie de la conscience. Ainsi donc, tant le maître du salon littéraire coupeur de têtes que ses affidés qui n’éprouvent même pas la honte de sa mise à mort font de l’écrivain gêneur qu’est Denis Donikian un écrivain voué au néant.

L’autre petite atrocité dont j’ai déjà narré les tenants, les aboutissants et les effacements me fut jetée en pleine figure quand je lus le texte de présentation d’un récital consacré à la littérature arménienne. Le coup était d’autant plus flagrant qu’il mettait en pratique un mode de disparition aussi subtile que brutal. De la belle ouvrage de salaud salisseur de vérité. Dans ce texte, on présentait les auteurs dont on devait dire des extraits. Or, ces auteurs je les avais traduits moi-même : Toumanian, Mariné Pétrossian, Violette Krikorian, Parouir Sevag… Impossible de passer outre pour au moins une mes traductions. Le texte va même jusqu’à citer mes propres mots sans pour autant donner mon nom. Adonc, alors que le délit était aussi éclatant que le déni, là encore on m’avait mis en bière, jeté aux oubliettes, voué au gémonies. Sans parler du fait, qu’après plus de vingt livres écrits sans détour sur les tours et contours de l’arménité, le magicien de la censure arrivait à faire oublier mon existence comme auteur en mettant mes propres textes en bière et en jetant ma propre personne aux oubliettes.

Le coup final est arrivé il y a quelques jours avec l’annonce d’un salon du livre arménien. Et, comble de méchanceté, voilà qu’on m’envoie la liste des élus à mettre derrière une table pour vendre du livre comme on vend du basterma. Rien que du plumitif génocidaire, du pisseur de papier consensuel, du tout venant arménolâtre, pas de quoi branlicoter une ânesse en mal d’ânerie. Et me voici comme un aveugle à qui ses frères auront crevé les yeux à chercher mon propre nom sur le tableau noir des élus. J’allais dire que je n’en crus pas mes yeux, mais en fait depuis tant d’années qu’on me faisait le coup, des yeux je n’en avais plus guère. A force de me jeter du noir, ils me les avaient obscurcis, et je ne trouvais plus mon nom d’écrivain parmi d’autres noms d’écrivains. Ils m’avaient eux aussi jeté aux oubliettes, voué aux gémonies, mis en bière. C’est ainsi qu’on vous assassine. C’est dire que ceux qui ont survécu à un génocide pratiqueraient comme un génocide contre eux-mêmes. Oui, car le meurtre d’un écrivain, peut-être le dernier, au sein d’une communauté moribonde, est une manière d’achèvement par suicide collectif. En programmant la disparition de leurs écrivains les plus fous et les plus vrais, les Arméniens ne sont-ils pas en train de précipiter leur propre effacement ?

Et encore, ici je ne parle pas de telle radio communautaire qui évite depuis tant d’années de m’inviter. Pour me rouler dans sa naphtaline ? Non merci. Ni de ces éditeurs qui vous tuent en vous payant des clopinettes ou en refusant d’honorer un contrat de traducteur. Ni de ces organisateurs de bric-à-brac arménien qui placent vos livres à coté du loukoum ou du basterma.

Ainsi va notre culture…

Me voilà donc mort, mort symboliquement. Reste que mon corps gigote toujours. Il vit. Il nage entre deux eaux : les fangeuses d’une communauté malade et vengeresse et les claires de quelques Arméniens ou autres lucides et généreux.

Car le tableau serait injuste si on en restait là à dresser un bilan noir de notre propension à la jalousie, à la haine et à l’ostracisme.

En vérité, Denis Donikian n’est pas seul. Entouré par l’affection des siens qui stimulent son écriture, il palpite, il écrit, fût-ce au fond de son tunnel où la connerie arménienne ne parvient pas à le toucher.

Honneur à ceux qui savent honorer l’écriture car ils donnent vie à leurs valeurs.

Grâce à ces « happy few », je peux le dire, je ne faiblis pas. Les effaceurs de service n’auront pas ma peau. Et le peu qui me reste à vivre contribuera encore à enrichir la conscience que les Arméniens ont de leur destin. Oui, mes agnelets. Rien que ça !

Quand j’écris, je pense à mes inconditionnels qui se mettraient en quatre pour que je continue de couper les cheveux en quatre de l’âme arménienne. Au rang de ces indéfectibles figurent Alain B., Donig Ch., Antranig T., Dzovinar M., Chris U., Manoug et Aravni P., Claire G., Seta M., Georges F., Tatiana Y., Christine S., Marc V., Monique et Michel G., Mikael et Christine P., Varvara B., et tant d’autres anonymes qui me lisent avec gourmandise. D’ailleurs, certains ne se contentent pas de me lire, ils mettent leurs bras au service de mes livres comme de les acheminer d’Erevan jusqu’à moi. Ainsi firent et font encore Christine S., Tatiana Y, Seta M. : trois femmes puissantes…

Ceux qui veulent ma mort auront encore du fil à retordre. L’année qui vient leur réserve une gifle de taille. Et je leur dis d’avance : vous allez vous noircir la gueule avec votre propre bave. Je me réserve un grand rire de grand fou avant de mourir vraiment. Et nous le partagerons, mes amis. Nous le partagerons.


Denis Donikian

Enfance

Natifs de Malatia, dont le maire, Moustapha agha Aziz oglou [archive], avait protégé les chrétiens, ses parents tout jeunes mariés prennent le chemin de l’exil en 1923 pour Alep, puis Beyrouth et enfin la France.

Il passe son enfance au Kemp [archive] (ou camp en anglais) de Vienne (Isère), une ancienne usine d’armement désaffectée où loge une main-d’œuvre composée de rescapés du génocide de 1915, originaires des quatre coins de l’Anatolie (Marach, Malatia, Guemerek, Kharpout, Adana, etc.).

À cinq ans, le 6 septembre 1947, sur le port de la Joliette à Marseille, il assiste au départ du navire Rossia « rapatriant » plus de 3600 Arméniens de France en Arménie à l’appel de Staline, et qui allaient devenir des « Naufragés de la terre promise ». Consciemment ou non, cet événement va orienter sa vie.

Formations

Au collège arménien Samuel-Moorat de Sèvres (1953 à 1958), il écrit son premier et unique poème en langue maternelle, Un récitant, collectionneur et arménophile, Sarkis Boghossian, viendra un soir dire aux élèves Les Djinns de Victor Hugo. Il s’inscrit ensuite à l’Institution Robin située à Vienne, puis à Sainte-Colombe. Il a pour professeur de français et de philosophie le Père Jean Massot. Parmi ses premières lectures « La Comédie humaine ». Puis Proust, Valéry, Claudel, Montaigne, La Fontaine, Rimbaud, Verlaine, Saint-John Perse... et plus tard Soljenitsyne. Il fait paraître ses premiers textes dans une revue littéraire locale intitulée Lien et Art (1961-1965), fondée avec Michel Giraud et Robert Dutel.

Durant ses études de lettres modernes et de philosophie (1976), il aura pour professeur François Dagognet, Bernard Bourgeois et Henri Maldiney à l’université de Lyon 2. Son mémoire portera sur Un barbare en Asie d’Henri Michaud (1982).

Parallèlement à ses études, il intègre le Centre d’Études Arméniennes, mouvement créé par le Docteur Georges Khayiguian [archive], qui lance les premiers défilés commémoratifs du 24 avril et qui édite une brochure manifeste [archive] pour le cinquantième anniversaire du génocide : le Deuil National arménien [archive]. Après son service militaire, il obtient une bourse d’études de la République soviétique d’Arménie. Il y écrit son livre Ethnos qu’il publiera au Viêt Nam en avril 1975 durant la prise de Saïgon par les communistes

Voyages

Après son séjour d’études (1969-1970) en Arménie, il y retournera à maintes reprises durant quarante ans soit pour suivre l’évolution du pays, soit pour des randonnées. Observateur pour le compte de l’antenne locale de Transparency International aux élections de 2008, il sera témoin des affrontements du 1er mars avec la police.

Après l’Arménie, il enseignera à l’Institut pédagogique de Kiev en Ukraine (1971-1973), il sera nommé ensuite au Lycée Yersin et enseignera à l’université de Dalat au Sud Vietnam (1973-1975) jusqu’à la chute de Saïgon (avril 1975). Son séjour au Viet Nam lui permettra de visiter Hué, Hong Kong, la Thaïlande et le Laos.

Comme autres voyages marquants, la traversée de la Turquie jusqu’à Malatia, le Musa Dagh, le Liban et la Syrie (1972), le Désert du Sinaï (1996), la montée au Stromboli (1999).

Il rencontrera clandestinement Sergueï Paradjanov à Tbilissi pour l’interviewer (1980, in Les Chevaux Paradjanov) et visitera les camps de réfugiés cambodgiens en Thaïlande dans l’intention d’écrire un reportage (1981)

Activités

De 2004 à 2008, il participe avec quelques amis à la création du site Yevorbatsi.org (L’Européen) comme chroniqueur et rédacteur en chef, en vue d’en faire un véritable laboratoire d’idées autour de la question européenne à la lumière du génocide des Arméniens et du négationnisme persistant de l’État turc, sans pour autant négliger de porter la critique tant en diaspora qu’en Arménie.

De 2007 à 2011, avec Michel Atalay, français d’origine turque, il met en place une commémoration unitaire devant la statue du Père Komitas, place du Canada à Paris.

De 2009 à 2011, il effectue des randonnées en Arménie dans les provinces du Siounik, du Tavouch et du Zanguezour pour rencontrer les gens et sonder l’état moral du pays.

En 2012, il quitte définitivement son atelier à cause d’une longue maladie probablement due à l’usage des colles et des vernis dans ses sculptures et ses peintures.

Œuvre

Œuvres papier

 

    1967 : Le Lieu Commun (poésie) Ternet-Martin, Vienne.

    1975 : Ethnos (prose, poésie), imprimé au Viet Nam en avril.

    1980 : Les Chevaux Paradjanov (poésie, interview) Lyon.

    1987 : Voyages égarés (poésie) Éd. Le Pont de l’Epée, Guy Chambelland éditeur, Paris.

    1995 : Fragments de figures apatrides (poésie, essai, œuvres plastiques) Publisud / Presse et Design, Paris.

    1995 : Le Peuple Haï (nouvelles et autres proses) Publisud, Paris,Prix Arménie 1994 de la Fondation Bullukian.

    1999 : Une année mots pour maux (genres multiples) Paris, Publisud.

    2003 : Un Nôtre Pays, Trois voyages en troisième Arménie (essai), Paris, Publisud, avec le concours du Centre National du Livre et des missions Stendhal.

    2003 : Erotophylles et Végétaliennes (poésie) pointes sèches d'Isabelle Brillant, textes de Denis Donikian, imprimé sur les presse de René Salsedo, maître artisan.

    2005 : Hayoutioun, chronique d'une Arménie virtuelle (essai, traductions, poésie, aphorismes et proses diverses) Paris, Nouvelles d'Arménie Édition.

    2006 : Erotophylles et Végétaliennes (poésie) Nouvelle édition, Erevan, Actual Art.

    2007 : Nomadisme et sédentarité (essai). Bilingue français/arménien, Erevan, Actual Art.

    2007 : Poteaubiographie (poésie). Bilingue français/arménien.Erevan, Actual Art, accompagné d’un DVD réalisé par Micha Karapétian.

    2008 : Voyages égarés, (poésie) 2de édition. Bilingue français/arménien. Erevan, Actual Art.

    2008 : Chemin de crète, (poésie) Erevan, Actual Art.

    2008 : Vers L'Europe, (essai) Erevan, Actual Art.

    2008 : Erevan 06-08, (essai). Bilingue français/arménien. Erevan, Actual Art.

    2009 : Une Nôtre Arménie (Livre CD). Textes de Donikian dits par Gérard Torikian. Erevan, Actual Art.

    2009 : Arménie : De l'abîme aux constructions d'identité : Actes du colloque de Cerisy-la-Salle, organisé en collaboration avec Georges Festa. Paris, L'Harmattan.

    2010 : Siounik Magnificat, (textes de randonnée). Bilingue français/arménien. Erevan, Actual Art.

    2011 : L’enfer fleuri du Tavouch, (textes de randonnée). Bilingue français/arménien. Erevan, Actual Art.

    2011 : Vidures, (roman) Actes sud.

    2012 : Arménie, la Croix et la Bannière, (essai) Éditions SIGEST [archive], Paris. (Deuxième édition, 2013).

    2013 : L’île de l’âme, La nuit du prêtre chanteur [archive], (théâtre) Éditions SIGEST [archive].

    2014 : DIEU EST GRAND, Éditions Actuel Art

    2016 : L’Arménie à cœur et à cri, Actual Art (Erevan)

    2016 : Vidures, un roman en question (bilingue arménien-français) Actual Art (Erevan)

Préfaces

  • 2013 : Les Fils du Soleil - Arméniens et Alévis du Dersim d’Erwan Kerivel, Éditions SIGEST, Paris.
  • 2011 : Les pierres et l'âme, fragments arméniens de Rémy Prin, Éditions Parole ouverte.
  • 2009 : Arménie : De l'abîme aux constructions d'identité. Actes du colloque de Cerisy-la-Salle, Paris, L'Harmattan.

Traductions

  • 1973 : Catherine, texte ukrainien de Taras Chevtchenko, (poésie) traduction française en collaboration, Éd. Dnipro, Kiev.
  • 1988 : Que la lumière soit ! de Parouir Sévak, poète arménien, (poésie) Éd. Parenthèses.
  • 2004 : Mon Année de sagesse : 12 contes de tous les pays, chez Albin Michel, Paris, L’Homme qui court après sa chance, conte de Hovhannès Toumanian, traduit en collaboration avec Jean Guréghian.
  • 2006 : Trois contes arméniens de Hovannès Toumanian, (poésie) bilingue arménien/français, traduits en collaboration avec Jean Guréghian, Paris, EDIPOL.
  • 2006 : Quatrains de Hovhannès Toumanian, bilingue arménien-français, (poésie) Actual Art, Erevan.
  • 2006 : Amour de Violette Krikorian, bilingue arménien-français, (poésie) Actual Art, Erevan.
  • 2007 : Glissement de terrain de Vahram Martirosyan, (roman) L'Instant même/Les 400 coups.
  • 2008 : Pertinentes impertinencesd'Ara Baliozian, (aphorismes) traduit de l'anglais par Mireille Besnilian, Dalita Roger Hacyan, Denis Donikian. Actual Art.
  • 2011 : Dommage pour l’enfant, (nouvelle) Vano Siradeghian, Actual Art.

Expositions

 

    1995 : Salle Lamartine (Saint-Chamond) : Sismographies

    1995 : Galerie les Cent : Sismographies

    1996 : Librairie Les Lucioles (Vienne) : Exposition Signature

    1999 : A1 ATELIERS (Ris-Orangis)

    2000 : Mayrig Café (Paris), au profit de l’Association Coopération Arménie.

    2000 : Institut National des Sciences Appliquées (Lyon) : Exposition / Installation : Musique des sphères.

    2001 : Espace Vallès à Saint-Martin d’Hères, Exposition collective d’art contemporain intitulée : « Et + si affinités », Pièce exposée : Poteaubiographie.

    2001 : Huitième salon du livre d’Europe centrale et orientale consacré à l’Arménie : Exposition de sculptures chez les commerçants, intitulée : Un cercle d’histoires.

    2001 : Maison de la culture arménienne de Vienne, Exposition intitulée : Un Nôtre Pays, portant essentiellement sur la situation politique en Arménie.

    2002-2003 : Hilton d'Orly, sculptures en permanence et trois expositions de peinture.

    2003, 10,11,12 octobre : Désaliéner, festival d'automne Les temps mélés - EXILS - Morsang-sur-Orge.

    2007, 22-29 août : Arménie : de l'abîme aux constructions d'identité. Colloque de Cerisy-la-Salle. Présentation de Chemin de crète.

Merci Wikipédia d'autres précisions vous y attendent

Այսքան չարիք թէ մոռանան մեր որդիք, թող ողջ աշխարհ կարդայ հայուն նախատինք
Armenagan 2004 Հրայր